(La Nouvelle République)-Le Caucus des femmes parlementaires, en collaboration avec l’Association des femmes de l’administration parlementaire (AFAP), a célébré ce lundi 30 mars 2026, au siège de la Représentation nationale, la Journée internationale de la Femme (JIF) en différé, autour du thème officiel 2026 : « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles ». Ce thème met l’accent sur la nécessité de garantir les droits des femmes et des filles, d’assurer l’accès à la justice et de traduire les engagements en actions concrètes pour une égalité réelle.

La manifestation a pris la forme d’une session de réflexions et d’échanges par la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Ibrahima Mémounatou, en présence de la représentante résidente du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), Mme Elise Kakam. Elle a rassemblé les femmes parlementaires des deux chambres, l’Assemblée nationale et le Sénat, ainsi que des membres de l’administration, offrant un espace de dialogue sur les avancées, les défis et les stratégies pour renforcer la participation des femmes dans la vie politique et administrative.
Invitées pour l’occasion, la magistrate et directrice de la Nationalité, Mme Kpatcha Tchamdja Kobauyah, et le procureur près la Cour suprême, Mme Mawulawoè Azanledji Ahadzi, ont captivé l’assistance. La première a présenté les récentes innovations du Code des personnes et de la famille, tandis que la seconde a détaillé les mécanismes de répression des violences basées sur le genre (VBG), incluant le harcèlement sexuel et les pratiques traditionnelles néfastes. Leurs interventions ont permis d’éclairer concrètement les participants sur les avancées légales et judiciaires en matière de protection et d’autonomisation des femmes.

À l’issue des débats, les participantes ont émis des recommandations concrètes visant à traduire les textes législatifs en actions tangibles. Il a été suggéré au gouvernement de renforcer la sensibilisation dans les langues locales, de faciliter l’accès à la justice pour les populations rurales et d’accélérer la publication des décrets permettant l’application effective des textes législatifs. Le Parlement a été encouragé à suivre de manière proactive la mise en œuvre des lois et à intégrer systématiquement la dimension genre dans ses travaux législatifs. Les partenaires internationaux et acteurs privés ont été invités à intensifier leur soutien aux programmes d’autonomisation des femmes et à multiplier les initiatives de prévention et de lutte contre les violences basées sur le genre.

Ces recommandations traduisent une volonté collective de faire passer les textes de loi du papier à la réalité, afin que l’égalité des sexes se concrétise par des améliorations tangibles dans le quotidien des femmes et que leur contribution à la vie publique et sociale soit pleinement reconnue, conformément à l’esprit du thème 2026 : Droits, Justice et Action pour toutes les femmes et les filles.
La vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mme Ibrahima Mémounatou, a salué les discussions et les propositions. « Plusieurs propositions ont été faites pour davantage de vulgarisation des textes et pour les décrets d’application. Le Caucus des femmes parlementaires, qui très bientôt aura son assemblée générale, prendra des dispositions pour que le plan d’action puisse prendre en compte tous ces aspects », a-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Nous savons compter sur les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement, ainsi que sur les compétences techniques que nous avons en notre sein », soulignant l’importance de la collaboration pour assurer l’efficacité des recommandations.
Notons que la célébration a ainsi constitué un moment fort de réflexion collective, rappelant l’engagement continu du parlement et de son administration pour l’égalité et l’autonomisation des femmes au cœur des décisions politiques.
Gabriel BLIVI
