(La Nouvelle République)- Face à l’urgence sanitaire liée aux médicaments falsifiés, l’Assemblée nationale du Togo organise les 24 et 25 juin 2025, un séminaire pour renforcer l’engagement des parlementaires dans cette lutte cruciale. Cette rencontre, initiée en partenariat avec la Fondation Brazzaville et le ministère de la Santé, s’inscrit dans le cadre de l’Initiative de Lomé.
Lors de l’ouverture, Son Excellence Sevon-Tépé Kodjo Adédzé, président de l’Assemblée, a rappelé l’importance de cet engagement : « Nous devons donner corps, une réalité, un visage plus humain à notre système de santé avec détermination, afin qu’aucun Togolais ne meure à cause d’un médicament trafiqué. » Le ministre de la Santé, professeur Tchin Darre, a quant à lui tiré la sonnette d’alarme : « Le trafic de médicaments de qualité inférieure et falsifiés constitue une menace grave pour nos États, compromettant l’accès à des soins de santé de qualité. »

Durant les travaux, les participants ont été informés des objectifs de l’Initiative de Lomé, lancée en 2020, qui vise à renforcer les lois nationales, instaurer des sanctions pénales dissuasives et encourager l’adhésion du Togo à des conventions internationales telles que MEDICRIME. Selon l’OMS, près de 10 % des médicaments en circulation en Afrique sont contrefaits, un chiffre préoccupant.
