(La Nouvelle République)-Dans une interview publiée par nos confrères de Interfaxpress.tg, Jules AMIM, président du Nouvel Engagement Togolais (NET), est revenu sur les résultats des élections municipales, la préparation des prochaines législatives, la composition du nouveau gouvernement, le mouvement M66, ainsi que sur les questions de justice et de liberté d’expression, tout en soulignant l’importance du régime parlementaire pour la stabilité politique du Togo.
Interrogé sur l’état de son parti, M. AMIM indique que « le NET se porte bien ». Cependant, il reconnaît que les résultats des municipales ne sont pas à la hauteur des attentes du parti, en raison d’une faible participation. Le NET n’a obtenu que 20 conseillers municipaux sur les 25 communes où il a présenté des candidatures.
« Nous sommes satisfaits du processus électoral, mais le faible taux de participation, notamment dans la région maritime, est une déception totale », a-t-il déclaré. Selon lui, plusieurs raisons expliquent cette situation : un découragement des populations face à l’incapacité de l’opposition à s’unir, la crainte de représailles liées aux événements du 6 juin 2025, et un désintérêt des citoyens ne se reconnaissant dans aucun parti politique.
Concernant l’avenir, le président du NET a affirmé que son parti se prépare déjà pour les prochaines élections législatives, qui prennent une importance accrue depuis l’instauration du régime parlementaire en mai 2024. « Cette préparation se fera par des formations pour nos militants et par la sensibilisation des populations sur le régime parlementaire, qui demeure, à mon avis, une solution pour éviter les tensions politiques lors des élections présidentielles », a-t-il précisé.
Sur le nouveau gouvernement de la Vᵉ République, connu depuis le 8 octobre, M. AMIM salue la compétence et l’expérience des membres de l’équipe : « C’est un gouvernement de mission. Les attentes des populations sont immenses, le chantier est vaste et tous les domaines sont prioritaires. Le NET reste disponible pour contribuer au bien-être des citoyens et au développement du pays. »
Interrogé sur le mouvement M66 et ses revendications, le président du NET a condamné les appels à la violence et insisté sur la nécessité du dialogue : « La manipulation des populations et les appels à la haine ne feront que sombrer notre pays dans l’impasse. Le NET ne s’associera pas à ce genre d’action visant à mettre le pays à feu et à sang. »
Concernant les arrestations de personnalités telles que Marguerite Gnakadè et Grâce Koumayi Bikonibiyate, M. AMIM a appelé la justice à traiter ces dossiers « dans l’équité et le respect des textes en vigueur ». Il a par ailleurs souligné que l’espace de liberté d’expression « n’est pas restreint, mais encadré par la loi, ce qui est nécessaire pour la sécurité et la stabilité du pays ».
En conclusion, le président du NET a lancé « un appel patriotique à toute la classe politique pour privilégier le dialogue sincère et la concertation dans la gestion des affaires de notre cité ».
Gabriel BLIVI
