(La Nouvelle République)-Chaque année, le 1er décembre, la Journée mondiale de lutte contre le sida rappelle l’urgence de poursuivre les efforts face à la pandémie de VIH/sida. L’édition 2025, sous le thème « Surmonter les perturbations, transformer la riposte au sida », met en lumière les conséquences des interruptions dans les services de santé et souligne la nécessité de renforcer la prévention et l’accès aux traitements. À l’échelle mondiale, la réduction des financements menace de compromettre des décennies de progrès, touchant particulièrement les populations les plus vulnérables.
Le Togo : une réponse fondée sur les droits
Au Togo, la lutte contre le VIH repose sur une approche basée sur les droits et l’inclusion. Depuis 2005, une loi protège les personnes vivant avec le VIH, renforcée en 2010, interdisant toute discrimination dans l’emploi, l’état civil ou l’accès aux documents administratifs. Depuis 2008, les soins sont gratuits et décentralisés, et un Observatoire de lutte contre la stigmatisation a été mis en place en 2014.
Des progrès notables mais des défis persistants
Malgré ces efforts, la couverture du traitement antirétroviral atteint 86%, contre un objectif de 95%, et la prévention de la transmission mère-enfant s’élève à 85%. En 2023, 105 000 personnes vivent avec le VIH au Togo, dont 90 239 sous traitement. La prévalence est de 1,6% et les décès liés au sida ont chuté de 6 600 en 2010 à 2 300 en 2023. La vigilance reste essentielle pour réduire les nouvelles infections et consolider les acquis.
Le Togo montre ainsi que la lutte contre le VIH ne se limite pas aux soins médicaux. Elle englobe également la justice sociale, les droits humains et l’inclusion.
Gabriel BLIVI
