(La Nouvelle République)-Figure historique de l’Union des forces de changement (UFC), le 2e vice-président Elliott Ohin rejette catégoriquement la décision annonçant son exclusion du parti. Dans une réaction ferme, relayée par nos confrères de Republicoftogo.com, il conteste la légalité du processus et remet en cause la régularité des décisions prises par le Bureau directeur.
Pour M. Ohin, cette mesure ne repose pas sur des bases solides sur le plan statutaire et s’inscrit dans un contexte interne qu’il juge controversé. L’ancien responsable politique estime que les procédures ayant conduit à cette décision soulèvent des interrogations quant à leur conformité avec les textes régissant le fonctionnement du parti.
Dans sa prise de position, il dénonce une initiative qu’il considère comme prématurée et dépourvue de fondement juridique suffisant. « Toute décision prise dans de telles conditions ne saurait produire d’effets légitimes tant que les procédures internes et les principes statutaires n’ont pas été respectés », a martelé le vice-président cité par Republicoftogo.com, laissant entendre que la décision pourrait être contestée devant les juridictions compétentes. Le responsable appelle par ailleurs ses partisans au calme, tout en réaffirmant son attachement aux principes démocratiques et à l’État de droit.
En toile de fond, le communiqué du Bureau directeur de l’UFC, rendu public après une réunion extraordinaire tenue le 18 mai 2026 à Lomé, annonce l’exclusion définitive de quatre militants du parti, dont Madame Esther Adigo, Monsieur Bismarck Aboda, Monsieur Fada Adzrakou et Elliott Ahlin Ohin.
Selon le document, ces décisions s’appuient sur les statuts et le règlement intérieur du parti, notamment les dispositions relatives aux fautes graves pouvant mettre en péril l’unité et la discipline interne. Les trois premiers militants sont accusés de transhumance politique, tandis que M. Ohin est visé pour des violations répétées des textes internes, des désaccords liés aux procédures financières ainsi que des comportements jugés contraires à la ligne politique du parti.
Entre contestation des décisions du Bureau directeur et affirmation de la légitimité statutaire invoquée par les instances dirigeantes, l’UFC s’expose à une nouvelle phase d’incertitude interne, où le débat politique pourrait désormais se déplacer sur le terrain judiciaire.
Gabriel BLIVI
