(La Nouvelle République)-Au Togo, les meetings semblent occuper une place centrale dans la stratégie de l’opposition. Le Cadre national de concertation pour le changement (CNCC) annonce un nouveau rassemblement le 25 octobre 2026 à Tsévié, avec pour principale revendication le retour à la Constitution de 1992. Une initiative qui prolonge une série de mobilisations consacrées essentiellement à la contestation de la réforme constitutionnelle de 2024.
Après Vogan en juillet et une conférence publique organisée à Lomé en septembre, le CNCC poursuit ainsi sa campagne. Si ces rencontres permettent aux acteurs concernés d’exprimer leurs positions, elles mettent également en évidence la place prépondérante de la contestation dans leur démarche politique.
Or, la crédibilité d’une opposition ne repose pas uniquement sur sa capacité à dénoncer les choix du pouvoir. Elle dépend aussi de la pertinence de ses propositions en matière d’emploi, de pouvoir d’achat, d’éducation, de santé et de développement économique.
Sur ces préoccupations quotidiennes, les citoyens attendent des alternatives structurées, assorties de priorités clairement définies et de mécanismes de mise en œuvre crédibles.
Les divergences entre différentes composantes de l’opposition compliquent également la construction d’une stratégie commune. À Tsévié, le CNCC disposera d’une nouvelle tribune pour défendre ses revendications. Reste que la contestation gagnerait en portée politique si elle s’accompagnait d’un véritable projet de société pour le Togo.
Gabriel BLIVI
