(La Nouvelle République) – Les grossesses en milieu scolaire demeurent un défi majeur pour le système éducatif togolais. Afin de renforcer la prévention et de favoriser le maintien des jeunes filles à l’école, la campagne « Zéro grossesse dans mon établissement » a été officiellement lancée le samedi 11 juillet 2026 au Palais des Congrès de Kara.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre du déploiement des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV dans les établissements secondaires du pays. La cérémonie a réuni les autorités administratives, éducatives, sanitaires et traditionnelles, des chefs d’établissement, des encadreurs des Clubs Santé ainsi que de nombreux élèves et étudiants, tous mobilisés autour d’un même objectif : promouvoir une jeunesse en bonne santé et un environnement scolaire propice à la réussite.

Prévenir pour mieux protéger l’avenir des élèves
Cette campagne a l’ambition de renforcer les actions de sensibilisation sur la santé sexuelle et reproductive, encourager des comportements responsables et faire des Clubs Santé de véritables espaces d’éducation, d’écoute et d’accompagnement des jeunes.
Les organisateurs ont rappelé que les grossesses précoces constituent l’une des principales causes d’abandon scolaire chez les jeunes filles. Au-delà de leurs conséquences sur le parcours éducatif, elles peuvent compromettre leur santé, leur autonomie et leurs perspectives d’avenir.
Les Clubs Santé au cœur de la sensibilisation
Président fondateur d’AIMES-AFRIQUE et promoteur de SOS DOCTEUR TV, le Professeur Serge Michel Kodom a réaffirmé sa volonté de faire des Clubs Santé SOS DOCTEUR TV un outil d’éducation à la santé et à la citoyenneté. Selon lui, ces clubs doivent permettre aux élèves de mieux comprendre les enjeux liés à la santé reproductive, de développer des comportements responsables et de devenir, à leur tour, des relais de sensibilisation au sein de leurs établissements.
Les élèves ont d’ailleurs été invités à s’approprier cette campagne en devenant de véritables ambassadeurs de la prévention auprès de leurs camarades. Les promoteurs de l’initiative ont insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective associant familles, enseignants, autorités administratives, professionnels de santé et partenaires, convaincus que la lutte contre les grossesses en milieu scolaire constitue une responsabilité partagée.
Le projet a le mérite de contribuer à la réduction des grossesses précoces, au maintien des jeunes filles dans le système éducatif et à l’émergence d’une génération plus responsable, mieux informée et davantage consciente des enjeux liés à sa santé et à son avenir.
Gabriel BLIVI
