(La Nouvelle République)-La finale de Miss Ahepé 2026 devait être une soirée de fête. Elle s’est finalement transformée en scène de tension autour de la remise des récompenses. Alors que le comité s’apprêtait à remettre une moto à la nouvelle lauréate, une partie de la population s’est opposée à la cérémonie, réclamant au préalable le règlement d’un engagement datant de l’édition précédente. La Miss Ahepé 2025 affirme en effet n’avoir toujours pas reçu la moto qui lui avait été promise depuis son élection.
Une moto toujours attendue
La lauréate de 2025 livre également sa version des faits et évoque une situation personnelle qui, selon elle, mérite d’être connue. « Depuis la cérémonie, je ne suis pas rentrée en possession de la moto. Pire, il y a l’un des responsables qui m’a longtemps fait des avances, que j’ai d’ailleurs déclinées à plusieurs reprises. Et je vois maintenant qu’on a acheté une moto pour la Miss 2026 », déclare-t-elle. Elle poursuit : « Tout ce que moi je demande, c’est de rentrer en possession de ma moto. » Ces déclarations soulèvent des interrogations, même si aucun élément ne permet, à ce stade, d’établir un lien entre le refus de ces avances et le retard dans la remise du prix.
La soirée sous tension
C’est dans ce contexte que la contestation a éclaté lors de la finale 2026. Des habitants auraient clairement fait savoir aux organisateurs qu’ils ne laisseraient pas procéder à la remise de la nouvelle moto tant que celle de la Miss 2025 n’aurait pas été remise. La tension montant sur place, le Commandant de Brigade de la gendarmerie d’Ahepé est intervenu afin d’éviter une éventuelle escalade. La moto destinée à la Miss 2026 a finalement été récupérée et placée sous scellés à la brigade.
Le véhicule serait toujours entre les mains de la gendarmerie, pendant que des discussions sont engagées pour tenter de trouver une issue au différend. Du côté de la population, la revendication demeure centrée sur le respect des engagements pris lors des deux éditions. Les contestataires demandent que la situation de la Miss 2025 soit réglée avant que celle de la nouvelle lauréate ne soit définitivement considérée comme acquise.
Cette affaire vient ainsi assombrir un événement qui devait célébrer la beauté, la jeunesse et le rassemblement à Ahepé. Elle met surtout le comité d’organisation face à des demandes d’explications sur la gestion des récompenses promises aux candidates. En attendant un éventuel règlement, la moto de Miss Ahepé 2026 reste sous scellés à la gendarmerie, tandis que la Miss 2025 continue de réclamer le prix qui, selon ses déclarations, lui revient depuis l’édition de 2025.
Albert ATOUNOU
