(La Nouvelle République)-La campagne nationale #HommeAllié arrive au terme de sa première phase avec plus de 16 000 personnes directement sensibilisées et une portée indirecte estimée à plus de 3 millions de Togolais. Le bilan présenté jeudi 24 septembre 2026 à Lomé met également en avant la mobilisation de 163 agents de changement sur le terrain.
Déployée pendant plus de six mois, la campagne a reposé sur une caravane nationale et des actions de proximité destinées à promouvoir la masculinité positive et une implication plus forte des hommes dans l’égalité entre les femmes et les hommes.
Représentant la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, le directeur de cabinet, Dr Minza P. Majama-Esso, a rappelé que l’égalité de genre ne peut être portée par les seules femmes.« L’égalité n’est pas une affaire exclusivement féminine. Elle interpelle l’ensemble de la société et requiert l’engagement conjoint des femmes et des hommes », a-t-il déclaré.
Des changements jusque dans les foyers
Au-delà des chiffres, la rencontre a permis de présenter plusieurs témoignages issus du terrain. L’imam Seydou Amidou, formé comme agent de changement, explique avoir lui-même fait évoluer certaines de ses perceptions et pratiques.
Une bénéficiaire, Mme Adamou Sékinatou, a également évoqué les changements observés dans son couple après la formation suivie par son mari, notamment une implication plus importante de celui-ci dans les tâches domestiques.
La campagne a par ailleurs produit des supports destinés à prolonger la sensibilisation. Le documentaire consacré à la masculinité positive est disponible en français, en anglais ainsi qu’en kabyè, éwé, ben et tem.

Une nouvelle phase annoncée
Le ministère prévoit désormais de poursuivre cette dynamique avec la formation de nouveaux agents de changement, notamment avec l’appui du projet DeZon, soutenu par la Coopération allemande. Les collectivités, établissements scolaires, administrations et entreprises devraient également être davantage associés.
Pour Dr Minza P. Majama-Esso, le bilan doit servir de base à la poursuite de l’action : « Notre responsabilité consiste donc désormais à consolider les acquis, élargir la mobilisation et inscrire durablement la masculinité positive dans nos interventions. »
La campagne ouvre ainsi une nouvelle phase consacrée à la consolidation des acquis et à l’élargissement de la mobilisation autour de la coresponsabilité, de l’autonomisation des femmes et de l’égalité de genre.
Gabriel BLIVI
