(La Nouvelle République)-Dans le cadre de sa stratégie énergétique nationale, le gouvernement togolais vient de lancer une enquête ciblée à l’intention des acteurs privés du secteur solaire. Objectif : identifier les risques majeurs qui freinent l’investissement dans les marchés publics concurrentiels de l’énergie photovoltaïque, et intégrer ces retours dans la préparation des futurs projets.
L’initiative, portée par le ministère des Mines et des Ressources énergétiques, s’adresse aux prêteurs, investisseurs, développeurs, promoteurs et partenaires techniques opérant dans le domaine. Elle s’inscrit dans la dynamique du Pacte national de l’énergie, qui prévoit le déploiement progressif de 400 MW de capacités solaires photovoltaïques dans les prochaines années.
Les réponses attendues permettront d’orienter la conception des appels d’offres, afin d’en garantir la viabilité financière, la transparence, et l’attractivité pour les opérateurs privés.
Ce projet de 400 MW sera réalisé en collaboration avec RELP, une organisation spécialisée dans les énergies renouvelables. Un accord a été signé en 2024 pour accompagner le Togo dans le renforcement de ses infrastructures de stockage, notamment à travers des systèmes de batteries (BESS), capables d’optimiser la gestion des pics de production et de consommation.
L’opération illustre la volonté du gouvernement de créer un environnement réglementaire et technique favorable au développement des énergies vertes, dans l’optique d’atteindre l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030.
Gabriel BLIVI
