(La Nouvelle République)-Le ministère de l’Éducation nationale et le ministère délégué chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ont prononcé plusieurs sanctions à la suite de fraudes et de comportements irréguliers relevés lors de la session normale 2026 du baccalauréat deuxième partie. La décision figure dans l’arrêté n°108/2026/MEN/MD-ESR/OBAC, signé le 18 septembre 2026.
Trois candidats sont concernés. Azaméti Abra Edwige, candidate au lycée Nyivemé de Kpalimé, voit son examen du Bac II-2026 annulé après la découverte de documents dissimulés dans son rabat, contenant des informations relatives à l’épreuve d’histoire et géographie.
L’examen est également annulé pour Lawson Avla Téyi Giovanni, surpris avec un téléphone portable lors de l’épreuve d’anglais, ainsi que pour Yerima Abdou-Chakou, contrôlé avec un téléphone pendant l’épreuve de physique-chimie. Les deux derniers sont en outre suspendus pour l’année scolaire 2026-2027 et ne pourront se présenter au baccalauréat qu’à partir de la session 2028.
Cinq ans de suspension pour deux acteurs
Les sanctions concernent également des intervenants du baccalauréat. Agbanator Kokou M., professeur d’anglais à l’IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo, et Yakobi Gbatsakpo, informaticien et surveillant de salle dans le même centre, sont suspendus pendant cinq ans de toute activité liée au baccalauréat deuxième partie pour leur implication dans le traitement frauduleux de copies de TBS.
Le centre d’écrit IPG La Grâce de Dieu de Tabligbo est, lui aussi, suspendu de toute activité du baccalauréat deuxième partie, ne répondant plus aux critères d’ouverture d’un centre d’écrit.
L’arrêté charge le directeur général de l’Office du baccalauréat de son application et prévoit sa publication au Journal officiel de la République togolaise.
Gabriel BLIVI
