(La Nouvelle République)-Au Togo, tout comme dans presque tous les pays d’Afrique de l’ouest, les réseaux sociaux favorisent l’émergence de coachs spécialisés en développement personnel, entrepreneuriat, leadership, relations amoureuses, spiritualité et réussite financière.
À coups de vidéos motivantes et de témoignages inspirants, certains attirent des milliers d’abonnés et commercialisent formations, séances d’accompagnement et conférences. Si le coaching peut contribuer à l’épanouissement personnel et professionnel, certaines pratiques interrogent. Cette évolution accompagne celle des créateurs de contenus numériques, dont certains utilisent leur audience pour des actions de sensibilisation.
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Un marché lucratif
Promesses de richesse rapide, recettes miracles et formations coûteuses transforment parfois l’espoir d’une vie meilleure en argument commercial. La popularité numérique prend alors le dessus sur les compétences, l’expérience et les résultats concrets.
Pourtant, accompagner une personne exige de la méthode, de l’intégrité et une véritable connaissance du domaine concerné. Les principes d’éthique professionnelle rappellent l’importance de la transparence et de la responsabilité.
Le coaching n’est pas en soi une dérive. Mais lorsque la motivation sert davantage à vendre qu’à accompagner, la frontière entre service utile et exploitation des aspirations devient préoccupante.
Au Togo, l’essor de ces nouveaux acteurs appelle un débat sur leur éthique, leur crédibilité et leur responsabilité.
Gabriel BLIVI
