(La Nouvelle République)-La décentralisation au Togo se renforce avec un engagement financier accru de l’État en faveur des collectivités territoriales. Pour l’exercice budgétaire 2026, la loi de finances prévoit une dotation de 12 milliards de FCFA au Fonds d’appui aux collectivités territoriales (FACT), traduisant la volonté du Gouvernement de la République togolaise de consolider l’autonomie des communes et des régions, dans un contexte marqué par le renforcement de la gouvernance locale et du développement territorial.
Une hausse du budget en faveur de la gouvernance locale
Cette enveloppe est en hausse par rapport à 2025, année durant laquelle 10 milliards de FCFA avaient été mobilisés. Cette progression budgétaire s’inscrit dans le cadre de la préparation de la loi de finances par le ministère de l’Économie et des Finances et vise à accompagner la montée en compétences des autorités locales, désormais appelées à jouer un rôle plus central dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Des financements pour des projets à impact direct
Les ressources mobilisées à travers le FACT sont destinées à soutenir des projets à fort impact sur les populations, notamment dans les domaines des infrastructures de proximité, de l’éducation, de la santé et de l’assainissement. Ces priorités s’inscrivent dans les actions conduites par le ministère de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de la Chefferie coutumière et rejoignent les enjeux régulièrement mis en avant dans les politiques de développement local au Togo.
Un pilier du développement territorial
Sur les cinq dernières années, le soutien financier global apporté aux collectivités territoriales atteint 41,8 milliards de FCFA, accompagné de mécanismes de suivi visant à garantir la transparence, l’efficacité des investissements et la bonne exécution des projets. La décentralisation demeure ainsi un levier majeur du développement territorial au Togo, en rapprochant l’administration des citoyens et en favorisant un développement plus équilibré des territoires.
Gabriel BLIVI
