(La Nouvelle République)-Réunis à Lomé les 11 et 12 octobre 2025, les participants à la deuxième édition du Lomé Peace and Security Forum (LPSF) ont lancé un appel fort en faveur de l’implication accrue de la jeunesse africaine dans les processus décisionnels. Face aux défis sécuritaires, sociaux et environnementaux que traverse le continent, les jeunes ne peuvent plus être considérés comme de simples spectateurs mais doivent être intégrés comme de véritables acteurs de gouvernance et de consolidation de la paix.
La Déclaration finale issue du forum consacre une partie importante à cette exigence, appelant les États et institutions africaines à créer des mécanismes concrets pour renforcer la participation des jeunes aux niveaux local, national et régional. Elle recommande notamment l’opérationnalisation de la Charte africaine de la jeunesse et l’accélération de la mise en œuvre du Programme jeunesse, paix et sécurité de l’Union africaine.
Les participants ont également souligné l’importance de la formation, de l’inclusion économique et de la promotion de l’innovation technologique comme leviers pour renforcer la contribution des jeunes à la gouvernance. Cette approche vise à offrir aux nouvelles générations les moyens de jouer pleinement leur rôle dans la prévention des conflits, la médiation et le développement durable.
À travers cet appel lancé depuis Lomé, le forum entend poser les bases d’une gouvernance plus inclusive et représentative, où la jeunesse africaine n’est plus marginalisée mais reconnue comme une force de proposition et de transformation. L’avenir de l’Afrique, ont martelé les intervenants, ne saurait se construire sans l’énergie, la créativité et l’engagement de sa jeunesse.
Gabriel BLIVI
