(La Nouvelle République)-Avec son nouveau roman « Double Vie, Mon Autre Moi », présenté à Godomey, au Bénin, l’écrivain bénino-togolais met en lumière les choix difficiles auxquels la maladie d’un proche peut confronter une famille.
Comment préserver la dignité humaine lorsqu’on doit faire face à la maladie d’un parent et aux dépenses liées à ses soins ? Cette interrogation traverse le nouveau roman de Frédéric Herman Tossoukpè, Double Vie, Mon Autre Moi, présenté lors d’une séance de dédicace organisée le mercredi 14 octobre 2026 à Godomey, dans la commune d’Abomey-Calavi, au Bénin. Publiée aux Éditions Dunia, cette œuvre aborde les liens familiaux, l’amour et les sacrifices consentis pour venir en aide à ceux qui nous sont chers.
Au centre de l’histoire, Anita Lokossou, une cadre bancaire de 32 ans, voit son quotidien bouleversé par la grave maladie de sa mère. Pour financer les soins médicaux de celle-ci, elle se retrouve contrainte de mener une double vie. Son parcours illustre le dilemme auquel peuvent être confrontées certaines personnes lorsque les ressources disponibles ne suffisent plus à répondre aux besoins d’un proche.
À travers le destin d’Anita, Frédéric Herman Tossoukpè explore les limites du sacrifice personnel et le poids des responsabilités familiales. Son récit invite à s’interroger sur les choix opérés dans les moments de détresse, mais aussi sur les moyens de faire face aux difficultés sans renoncer à sa dignité.
Dans cette perspective, le roman offre un support de réflexion sur la nécessité de renforcer la solidarité autour des personnes confrontées à la maladie. Il met en évidence l’importance du soutien des proches et ouvre la voie à des échanges sur les difficultés financières et humaines auxquelles les familles peuvent être confrontées.
Sans se limiter à une histoire individuelle, l’auteur donne ainsi une dimension sociale à son intrigue. La littérature devient un moyen de rendre visibles des réalités parfois vécues dans le silence et d’encourager une meilleure compréhension des situations qui fragilisent les familles.
Jean-Marc Edron
