(La Nouvelle république)-Le Niger a connu des progrès sociaux importants en 2024. Cela malgré une situation économique et politique difficile.
L’extrême pauvreté a reculé. Cette amélioration est liée à de bons résultats agricoles. La croissance a surtout profité aux zones rurales.
Selon la Banque mondiale, le taux d’extrême pauvreté est passé de 47,8 % en 2023 à 45,3 % en 2024. Cela signifie que 270 000 Nigériens sont sortis de l’extrême pauvreté.
Le secteur agricole a permis une hausse des revenus dans les campagnes. Mais les inégalités restent fortes. En zone rurale, la pauvreté touche 52,2 % des habitants, contre 10,1 % en ville.
Cette avancée a eu lieu dans un contexte tendu. L’inflation a atteint 9,1 % sur l’année. Elle est due à la hausse des prix alimentaires, causée par de mauvaises récoltes de céréales et des blocages commerciaux dans la région.
La fin de l’année a été plus favorable. Les récoltes ont été meilleures, ce qui a ralenti l’inflation.
La Banque mondiale prévoit une baisse continue de la pauvreté. Le taux pourrait tomber à 36,2 % d’ici 2027.
Pour y arriver, elle recommande des réformes dans l’agriculture. Elle insiste aussi sur une meilleure répartition des revenus du pétrole et du gaz.
Malgré les tensions politiques et sécuritaires, un développement inclusif et une agriculture plus solide pourraient permettre une croissance durable.
Gabriel BLIVI
