(La Nouvelle République)-Dans la tourmente des appels à la mobilisation, entre les polémiques numériques et les tensions fabriquées, il est une vérité que beaucoup feignent d’ignorer. C’est que le Togo, en dépit du vacarme, continue son chemin.
Administration fonctionnelle, initiatives sociales maintenues etc. Ce ne sont pas là des signes d’un État en panne, mais d’un pays qui tient son cap. Ce ne sont pas des privilèges, mais des marqueurs de stabilité dans un contexte sous-régional marqué par les ruptures, les coups de force et les replis identitaires.
Certes, le débat démocratique est nécessaire. La critique est légitime. Mais à condition qu’elle ne soit pas instrumentalisée par des officines tapies à l’ombre, plus promptes à souffler sur les braises qu’à proposer des solutions. À condition qu’elle ne serve pas de prétexte à des tentatives de déstabilisation sourdes, où les mots d’ordre circulent plus vite que les idées de progrès.
Les manifestations annoncées pour ces trois jours, sans autorisation formelle, interrogent sur les motivations réelles de certains instigateurs, souvent éloignés du quotidien des Togolais qu’ils prétendent défendre. Dans cette période où tout peut basculer en un tweet, la responsabilité citoyenne ne doit pas céder à l’émotion ni à la manipulation.
Le Togo avance. Peut-être pas à la vitesse rêvée, mais avec constance et lucidité. Et cela mérite d’être dit, haut et fort. Avancer dans le calme, dans la paix, dans la construction demeure le le vrai courage.
Gabriel BLIVI
