(La Nouvelle République)-Une majorité d’Africains estime que le développement du continent doit reposer avant tout sur ses propres ressources. C’est ce que révèle une enquête publiée en juin 2026 par Afrobarometer. Réalisée dans plusieurs pays, elle indique que 65 % des personnes interrogées privilégient l’autofinancement, contre 30 % qui préfèrent un recours prioritaire aux financements extérieurs.
L’étude montre également que les citoyens sont attachés à une plus grande souveraineté dans la conduite des politiques de développement. Ainsi, 55 % des répondants souhaitent que les partenaires internationaux accordent aux gouvernements africains une plus grande liberté dans l’utilisation des prêts et des aides, sans imposer de conditions sur leur affectation.
Selon Afrobarometer, cette préférence pour l’autofinancement est davantage exprimée par les personnes qui accordent une importance particulière à l’indépendance de leur pays. À l’inverse, les perceptions à l’égard des grandes puissances ou des organisations internationales influencent peu cette position. Les aspirations des citoyens apparaissent donc davantage liées à la volonté de renforcer la souveraineté économique.
Les conclusions de cette enquête interviennent alors que plusieurs États africains cherchent à accroître la mobilisation des ressources nationales pour soutenir leur développement. Elles mettent en évidence une attente croissante en faveur d’une gouvernance plus responsable, d’une meilleure gestion des finances publiques et d’un modèle de développement davantage porté par les capacités du continent lui-même.
Gabriel BLIVI
